Vision pertinente d’un fol’ monde

Voici la lettre d’un ami que j’ai reçue hier par courrier électronique. Je la partage dans son intégralité sur mon blog afin de lui permettre une possible visibilité.

Chère Anne, ma soeur Anne,

J’avais souhaité te partager ce texte en commentaire d’une de tes publications grand public, mais Facebook limite la longueur des commentaires à 8000 caractères, et le texte les dépasse ! Il fallait retirer, or rien ne peut se retirer, sinon mon texte perd toute sa force. Il m’est venu d’un trait, une coulée continue de fonte en fusion. Et je dois le donner tel quel : malgré que l’épée ne soit pas d’acier pur, elle peut tout de même trancher. A toi de voir, Anne, mais je pense que nous avons un regard convergent sur l’incontestable décadence spirituelle de ce temps… et sur son chef d’orchestre, dont la ruse est d’essayer de nous faire croire qu’il n’existe pas, ainsi que sur son oeuvre de destruction de la Création, bien engagée depuis un bon moment. C’est sur ce point, la Création, qu’en fils de menuisier en bâtiment, je mets l’accent dans mon texte, car nous sommes chair et souffle, diraient les hébreux, biologie et Esprit.

Bonne lecture.

« Un autre point de vue sur :

Alimentation, symbolisme, immunologie et vaccinations – vaticinations ?!? –

Au risque de heurter de plein fouet les croyances et les peurs de certains… autant que d’enfoncer des portes ouvertes pour d’autres, c’est une évidence : il n’y a que l’immunité naturelle solide qui protège réellement ! Mais on n’entendra jamais dire un mot publiquement sur les dangers qui la menacent : les produits qui la saccagent de l’intérieur par polycarences en vitamines, minéraux et oligoéléments essentiels. En tête, le sucre blanc, surcuit et extrait chimiquement de la betterave sucrière.

« La technique d’extraction du sucre de betterave a permis d’obtenir un sucre parfaitement blanc, bien vite devenu un symbole de pureté et de richesse…[ NdR : Mais on ne mange pas des symboles, et les cellules vivantes ignorent la symbolique : il leur faut du concret, du réel. ] … Blanc, donc, mais vide de nutriments ( vitamines, minéraux, acides aminés, fibres, antioxydants ). Le raffinage, pour parvenir à cette blancheur, requiert des traitements à la fois physiques ( lavage, broyage, filtrage, etc.) et chimiques ( utilisation de chaux vive, d’anhydrides carbonique et sulfureux, d’os de boeufs calcinés, de résines et autres réactifs chimiques ). »

Notre milieu intérieur, sanguin, plasmatique, est identique en substances au milieu marin. Et le sel de la mer la garde pure et saine, apte à abriter la VIE. « Vous êtes le sel de la Terre », observe avec sagesse, humour et réalisme Le Nazaréen Yeshoua…

Le matraquage publicitaire, lui, nous susurre à l’oreille : « Soyez le sucre de la Terre ! »

Mais ce sucre, blanc et industriel, en faisant à bas bruit perdre salinité, minéraux et catalyseurs à tous les fluides de l’organisme, en l’acidifiant, y favorise tous les dysfonctionnements, partant toutes les maladies chroniques, mais aussi une fragilité criante aux infections.

Il est à noter que le raffinage du sucre a été inventé au tournant du XIXème siècle, au début de l’ère industrielle, à l’aube d’un siècle farouchement matérialiste, positiviste, scientiste et dictatorial, une époque qui considérait la Nature comme un ennemi à combattre, ou une mine de ressources qu’il convenait d’exploiter, voire de transformer… parce qu’imparfaite. Et en ce sens, ce sucre blanc cadavérique, mis à l’état de plastique, est tout à fait représentatif de l’esprit de cette époque : il symbolisait le mythe du Progrès Scientifique ad infinitum opposé à la Nature !

Il n’en était pas la seule arme idéologique ni le seul symbole !

En même temps que naissaient l’industrie et ses pollutions, le sucre raffiné se répandait dans le public et y favorisait des maladies, l’immunité naturelle n’ayant jamais été aidée par un milieu urbain à l’hygiène générale douteuse, ainsi que par des conditions de vie misérables, loin des forces vives du milieu Naturel…

Et dans une France aux racines catholiques, il fallait créer une nouvelle idéologie voire une nouvelle religion, mais cette fois sans transcendance : la Science, avec sa conséquence : le Progrès technologique et industriel, c’est ainsi que dérision et malice se sont liguées afin de discréditer tout élément de Nature pouvant évoquer l’idée de Création et de Créateur, et ce y compris dans l’être humain.

Il fallait discréditer son immunité naturelle, mise à mal par des conditions de vie totalement étrangères à celles d’une vie saine en contact intime avec la terre et nourrie de ses fruits..

Et à cette époque, deux écoles scientifiques se faisaient face : les vitalistes et les matérialistes, représentés en France par Antoine Béchamp et Louis Pasteur. En Allemagne, on pourrait établir le même rapport dialectique entre Samuel Hahnemann et Robert Koch, l’homéopathie étant une médecine de l’énergie vitale par excellence, poussée jusqu’à l’extrême précision de détail, comme seuls les Allemands savent le faire.

En France, soumise à un pouvoir républicain opposé à toute transcendance, il fallait créer de nouveaux héros, voir de nouveaux saints pour fédérer les foules. Et la santé des populations méchamment mise à mal par l’urbanisation, l’industrialisation et l’arrachement aux conditions de vie saine devenant un souci prédominant, et de loin, sur la perspective du Salut de l’âme, l’occasion était belle pour les maîtres du moment de créer un saint laïc, un sauveur, un prêtre d’une religion scientiste et industrielle : la Science, qui allait apporter des solutions techniques à tous ces problèmes sanitaires … nés de la rupture avec les conditions naturelles de vie ! La fuite en avant, déjà !!!

Ils avaient sous la main un chimiste caractériel, ambitieux et manipulateur en la personne de Louis Pasteur, un nom qui avait de surcroît une résonnance symbolique bien opportune au service de l’esprit de l’époque.

Chassez le religieux de votre esprit et il vous reviendra sous une forme dégradée. C’est ce qui s’est produit : au cours de ce XIXème siècle farouchement matérialiste, positiviste, scientiste, industriel et, en dernière analyse, dictatorial, la dérision et la malice se sont alliées pour s’inventer et promouvoir une caricature du Bon Pasteur…

Et l’on n’en demeura pas là : le christianisme a ses sacrements d’initiation à la Vie de disciples du Christ. Parallèlement, dans une république française d’idéologie totalitaire anti-chrétienne, les « sacrements » de l’initiation à la citoyenneté seront la vaccination universelle obligatoire du bon Pasteur !!! Et ils y tiennent !!! Et ils ont répandu leur errance sur les autres nations…

Aujourd’hui, nous sommes au bout du bout de ce processus, dans une caricature de religion sectaire au plus haut point, nous baignons dans un conte de fées pour grandes personnes…

On nous fait la contrefaçon de Saint Georges terrassant le dragon – où le saint s’appelle Guillaume Desportes ( William Gates ) et où le dragon est actuellement un certain coronavirus !!! -.

Et qui veillera à renforcer son immunité naturelle d’origine multimillénaire, s’appuiera avant toute chose sur une nourriture complète, bio-logique, ainsi que sur un mode de vie sain, sera maudit, considéré comme athée et renégat de cette religion-là par ses grands prêtres… et par tous ceux qui prolifèrent comme autant de parasites sur son terreau nauséabond…

Ce terreau s’étale partout dans toutes les allées de la communication de masse, où l’on ne cesse de détourner l’attention de l’hygiène générale et alimentaire personnelle pour tenter de nous braquer sur des périls extérieurs, y compris sur les autres personnes, nos proches, nos amis, et pour nous culpabiliser, arguant du fait que nous serions tous des débiles au plan immunitaire !

En résumé, tout ceci me rappelle le petit catéchisme catholique, dans lequel on apprenait – par coeur – que :

« Nous sommes tous pécheurs ! Il n’y a pas dans l’humanité un seul juste, sauf le Christ ! » : le Bon Pasteur !

Transposé en cette dérisoire et maligne caricature matérialiste du christianisme : le petit catéchisme cathodique nous matraque à longueur de jours, de mois, d’années, que ;

« Vous êtes tous débiles immunologiques ! Il n’y a pas un seul humain naturellement sain ! »

Et le sauveur est ce pseudo…bon… Pasteur (Louis) qui a institué le baptême et l’eucharistie vaccinaux universels !

CELA VOUS PARLE-T-IL ?

Bien essayé !!!

Je pourrais continuer d’égrener la liste des parallélismes entre la religion passée et sa contrefaçon présente, cette société en est pleine.

Le dernier mais non le moindre d’entre eux, c’est la 5 G, l’art de …SINGER Dieu, qui voit tout et sait tout, jusque dans le coeur de chacun. Avec le tout connecté, jusqu’au frigidaire, cette caricature de Dieu verra jusque dans votre assiette… mais juste pour favoriser un règne de marchands ! Or nul ne peut servir deux maîtres : Dieu – la VIE -, et l’argent.

Être et rester LIBRE d’agir selon la sagesse multimillénaire du VIVANT, telle est la seule voie, le seul gage de la Vraie Santé…

John Mac Isard  »

En commentaire : Je me rends compte que dans mon texte, je n’ai pas parlé des guerres récurrentes qui ont secoué l’Europe pendant des siècles, avec leurs conséquences, dans l’ordre : famines et épidémies, dues essentiellement à la malnutrition et aux stress des populations paysannes, l’agriculture étant ce qu’il fallait détruire chez l’ennemi ! Je n’ai pas parlé des progrès de l’hygiène publique urbaine – essentiellement les égouts souterrains -, qui ont, de loin davantage que les vaccinations, mis fin à pas mal d’épidémies infectieuses.

Mais le rôle du sucre dans les épidémies reste impressionnant. En 1666, la grande peste de Londres est survenue sur une ville où arrivaient par bateaux entiers des cargaisons de sucre de canne des colonies, et où l’urine des londoniens aisés avait une curieuse odeur de miel – diabetes mellitus – . Or tu as noté comme moi que les gens les plus atteints par le présent coronavirus sont les diabétiques, les obèses et les malades cardiaques. Le parallèle est aisé à faire : même  cause, mêmes effets.

Avec le sucre, en fait, on est arrivé à créer quelque chose de fantastique : la dénutrition dans une société d’abondance ! Être dénutri en étant surnourri ! Une dénutrition en minéraux, catalyseurs, oligoéléments, donc une chute vertigineuse des enzymes dans le corps, avec des défenses immunitaires fortement amoindries, le tout en étant en excès pondéral, mais c’est un rêve pour les médecins, les marchands de pilules et de vaccins !

Et le principe a continué à travers l’agrochimie, fondée sur trois éléments de fertilisation issus des explosifs – nitrates, phosphates, potasse -, alors qu’il faut 28 minéraux, catalyseurs et oligoéléments aux plantes, aux animaux et aux humains pour être en bonne santé… Bref, depuis un siècle, l’humanité s’est engagée sur une voie qui la mène droit à une catastrophe sanitaire ET écologique majeure.

Ce coronavirus devrait donc nous faire réfléchir !

Et les solutions, technologiques une fois de plus, qu’en haut lieu on veut nous imposer font encore partie du problème !!!

Il y a urgence de se convertir.

A bientôt, Anne ma soeur Anne

Je t’embrasse

Jean

Nos auteurs ont la parole – Anne Ginetti – Interview du 30/09/2020 RCF Liège

https://rcf.fr/culture/livres/jean-marc-havelange-et-anne-ginetti

Jean-Marc Havelange et Anne Ginetti

Nos auteurs ont la parole par Régine Kerzmann

mercredi 30 septembre à 12h03

Durée émission : 57 min

Nos auteurs ont la parole

Jean-Marc Havelange et Anne Ginetti sont les invités cette semaine de Régine Kerzmann qui abordera la poésie métaphorique d’un livret photographique et l’histoire d’un volontaire de la première guerre mondiale.

 

Les dernières émissions

L’émission

Toutes les deux semaines, les mercredis à 12h et 19h

Actualité des sorties et événements littéraires à Liège et en Belgique, coups de cœur des libraires, interviews d’auteurs, présentation d’ouvrages en tout genre, gros plans sur les bouquins

Accueil de la Vie – Séance informative

À l’Atelier PhotoGraphique TOUR66 en ce mois d’octobre

Accueil de la vie (Folder)

 

Qu’est-ce que l’éducation prénatale ?

C’est une éducation à la vie !

C’est une approche holistique qui nous informe sur les lois de la nature à respecter et sur des prises de conscience à opérer en optant pour un mode de vie sain et adéquat, en HARMONIE avec l’environnement, pour une grossesse épanouie et une nouvelle naissance heureuse afin de contribuer à la venue d’une Nouvelle Humanité.
Cette approche s’adresse aux jeunes filles ou jeunes femmes, aux femmes qui envisagent une grossesse, aux femmes enceintes et aux futurs parents.
« L’Humanité se doit de donner aux enfants le meilleur d’elle-même. » UNICEF

 

Accueil de la vie (Illustration 01) ©Anne Ginetti
Forte de sa formation de sage-femme et s’appuyant sur une solide expérience, Monique Versailles a déjà donné de nombreuses conférences et pratiqué un grand nombre d’accouchements tant en Belgique qu’à l’étranger.
Elle est reconnue par l’Organisation Mondiale des Associations pour l’Éducation Prénatale, l’OMAEP, dont le siège se trouve à Genève.
Sa belle énergie et son amour du vivant font de ses exposés-découvertes des moments chaleureux, captivants, lumineux et instructifs.
Elle tombe à point nommé dans une période difficile où la subtilité du mystère de la vie vu parfois sous un angle moins conventionnel que d’habitude, nous apporte des clefs indispensables à la mise au monde d’êtres mieux conçus, mieux portés, mieux aimés et donc aptes à mieux vivre que par le passé.
« C’est par le canal des odeurs, des saveurs, des formes, des couleurs, des textures, des sons, que s’effectue le développement de l’embryon et du fœtus. »   Caraka Samhita.  2.600 Av JC
La séance informative du 11 octobre 2020 présente une vision globale des différents aspects de cette éducation. Suite à cette séance et selon la demande, différents modules seront mis en place.
  • La préparation à la conception
  • La préparation de la gestation (1 ou 2 modules)
  • La préparation de la naissance (1 ou 2 modules)
  • L’accueil du nouveau-né

Adresse de la conférence

Atelier PhotoGraphique TOUR66 – Tour66B – 6941 Heyd (Durbuy)

Le nombre de places est très limité

Renseignements et réservations

0474/972 608 ou  info@photoginetti.com

Foetus ©Anne Ginetti 2009

Témoignage PhotoGraphique

À travers la vie toute simple d’une photographe, des Évocations qui rappellent à soi.
Une piste dans le bouleversement actuel.
Elles remémorent, réveillent, font revivre, suggèrent et font naître la représentation mentale de quelque chose jusque là inconnu.
Il est important de regarder ces vidéos dans l’ordre de numérotation en commençant par l’introduction et d’aller jusqu’au bout de voyage.
La série est composée d’une Intro et de 9 Épisodes.
INTRO
https://youtu.be/f49wTskwKqk
Épisode 1
https://youtu.be/pQjSYzv9hTM
Épisode 2
https://youtu.be/enAOcwVlGNg
Épisode 3
https://youtu.be/7uD9gNtEil8
Épisode 4
https://youtu.be/0fHqkhFk1xQ
Épisode 5
https://youtu.be/YYXaxqIVMcE
Épisode 6
https://youtu.be/RJDdZGLUTF8
Épisode 7
https://youtu.be/ZDmWpJsrTXw
Épisode 8
https://youtu.be/NuDmm7e2fCg
Épisode 9
https://youtu.be/q9IMEU8kFI8

Imiter Ludwig van B., pourquoi faire ? Lettre à un ami

L’intelligence artificielle pourrait donner l’illusion d’achever sa 10ème symphonie. L’essentiel c’est que cela n’est pas essentiel.

 

Tour, le 31 janvier 2020

Cher Roger,

L’intelligence artificielle achèvera-t-elle la 10ème symphonie de Beethoven, me demandes-tu dans ton courrier ? Et bien, sache que ta lettre du 27 janvier ne pouvais pas mieux tomber : pas plus trad qu’hier…

PDF de la lettre

 

INCARNATION

« Vous êtes le sel de la Terre. » Cet enfant divin né il y a 2000 ans nous le révèle plus que jamais.  Joyeux Noëls tout au long de l’année 2020 !

Louis 1 Jour ©Justine De Groot

« … Qui dit belle œuvre dit œuvre profonde ; il (l’homme) a le vertige de cette merveille entrouverte. Les doubles-fonds du Beau sont innombrables. Sans que cet homme, soumis à l’épreuve de l’admiration, s’en rende bien clairement compte peut-être, cette religion qui sort de toute perfection, la quantité de révélation qui est dans le Beau, l’éternel affirmé par l’immortel, la constatation ravissante du triomphe de l’homme dans l’art, le magnifique spectacle en face de la création divine d’une création humaine, émulation inouïe avec la nature, l’audace qu’a cette chose d’être un chef-d’œuvre à côté du soleil, l’ineffable fusion de tous les éléments de l’art, la ligne, le son, la couleur, l’idée, en une sorte de rythme sacré, d’accord avec le mystère musical du ciel, tous ces phénomènes le pressent obscurément et accomplissent, à son insu même, on ne sait quelle perturbation en lui. Perturbation féconde. Une inexprimable pénétration du Beau lui entre par tous les pores. Il creuse, il sonde de plus en plus l’œuvre étudiée ; il se déclare que c’est une victoire pour une intelligence de comprendre cela, et que tous n’en sont peut-être pas capables ni dignes ; il y a de l’exception dans l’admiration, une espèce de fierté améliorante le gagne ; il se sent élu ; il lui semble que ce poème l’a choisi. Il est possédé du chef-d’œuvre. Par degrés, lentement, à mesure qu’il contemple ou à mesure qu’il lit, d’échelon en échelon, montant toujours, il assiste, stupéfait, à sa croissance intérieure ; il voit, il comprend, il accepte, il songe, il pense, il s’attendrit, il veut ; les sept marches de l’initiation ; les sept notes de la lyre auguste qui est nous-même. Il ferme les yeux pour mieux voir, il médite ce qu’il a contemplé, il s’absorbe dans l’intuition, et tout à coup, net, clair, incontestable, triomphant, sans trouble, sans brume, sans nuage, au fond de son cerveau, chambre noire, l’éblouissant spectre solaire de l’idéal apparaît ; et voilà cet homme qui a un autre cœur.

Quelque chose en lui se redresse et quelque chose se penche ; la contemplation est devenue éblouissement, la méditation est devenue pitié. Il semble que cet esprit ait renouvelé sa provision d’infini. Il se sent meilleur. Il déborde de miséricorde et mansuétude. S’il était juge, il absoudrait ; s’il était soldat, il dirait à l’ennemi : mon frère ; s’il était prêtre, il éteindrait l’enfer. Le chef-d’œuvre, inconscient, a donné à cet homme toutes sortes de conseils sérieux et doux. Une mystérieuse impulsion dans le sens du bien lui est venue de ce bloc de pierre, de cette mélodie qui ressemble à une vocalise de fauvette, de cette strophe où il n’y a que des fleurs et de la rosée. La bonté a jailli de la beauté. Il y a de ces étranges effets de sources qui tiennent à la communication des profondeurs entre elles. {…}

Le Beau entre dans nos yeux rayon et sort larme. Aimer est au sommet de tout.

L’art émeut. De là sa puissance civilisatrice. Les émus sont les bons, les émus sont les grands. Tout martyr a été ému ; c’est par l’émotion qu’il est devenu impassible. Les grandes fermetés viennent des pleurs. Le héros songe à la patrie, et ses yeux se mouillent. Caton commence par l’attendrissement. Insistons sur cette vérité ignorée et surprenante ; l’art, à la seule condition d’être fidèle à sa loi, le Beau, civilise les hommes par sa puissance propre, même sans intention, même contre son intention.

VICTOR HUGO – Utilité du Beau, 1864

Extrait du livre : LA BEAUTÉ – Éditions POESIS

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